Il aurait été écrit en trois semaines, mais fut retravaillé 6 ans par Kerouac, avant d’être accepté par un éditeur. Il est le graal de la Beat Generation, et de Florian Jousse, qui lui rend hommage dans Frénésies, une épopée fulgurante entre théâtre, musique et performance d’athlète, co mis en scène par Frédéric Robin. Nous sommes partis Sur la route du Séchoir et de Lespas, et, une fois n’est pas coutume, la proposition nous a tous deux régalés. On t’explique pourquoi dans ce papier.
Quand trois dromadaires déblatèrent
Samedi, Bongou poursuivait sa chevauchée dansée avec l’épopée saharienne Nomad, du chorégraphe belge Sidi Larbi Cherkaoui. La salle bondée et les applaudissements frénétiques ont confirmé que l’œuvre plait. Pourtant un spectateur nous a écrit sa traversée du désert. Comme Bongou adore les contestataires, nous allons disséquer son argumentaire.
LE PLUS BEAU CLICHÉ DE SOLEIL
Total Danse se poursuit loin de Champ Fleuri et l’affluence s’en ressent, surtout quand le spectacle Mieux vaut partir d’un cliché que d’y arriver joue en semaine à la Salle Georges Brassens des Avirons. C’est d’autant plus rageant que ce one-man show dansé est une pépite d’humour, d’inventivité, d’excentricité, de simplicité qui a séduit une soixantaine de happy few et Bongou en fut.
CHRISTA À TOUT PRIX
Mardi, Manzi traînait à Lespas
Zamedi, Zerbi sortait au Grand Marché
Aujourd’hui, c’est Konseil de classe
Alors discutons de Vies de papier
ÇA SENT LE SUCCÈS, LA VANILLE ET LE CUMIN
Samedi soir, au Théâtre Luc Donat, se jouait la première représentation de Le Parfum d’Edmond par la Compagnie Baba Sifon. Aventurier de nature, j’embarquais pour l’occasion ma moitié toujours à 50% motivée de ses virées et mon ado de fils pour qui l’appellation « jeune public » rimait avec « panique ». Et bien figurez-vous que ce trio critique est sorti de ce spectacle tout guilleret et prêt à recommander cette revigorante pièce jeune public sans guillemets.
LES MEUTES
Hier soir, Bongou était aux abois, malgré un temps de chien, pour assister à la soirée d’ouverture du tant attendu Total Danse. Côté Yin, l’ébouriffant trio hip hop de la compagnie par Terre pour un Underdogs Soul à souhait. Côté Yang, la sombre horde de l’enfant du péi Didier Boutiana, qui revisite dans « Le sol oblige » les errances migratoires. Qu’avons-nous pensé de cette entrée ? C’est dans ce papier.
LA ROUTOURNE N'A PAS ASSEZ TOURNÉ
Vendredi soir, Bongou était à l’Auditorium Pierre Roselli du Musée Stella Matutina pour écouter un exposé sur le Roger. Ou plutôt le R=OG, soit une formule scientifique permettant de calculer le seuil de risque d’un projet. Les circassiens de la compagnie Nawar se seraient-ils crashés lors de ce déroulé ? C’est le débat que Bongou te propose de mener, sans plus tarder.
ANTIGONE, DU RIFIFI DANS LE CARI
5 ans après la sortie de Kisa mi lé, un seul en scène qui marquait le retour du comédien sur son île, voilà que Daniel Léocadie saute dans le grand bain athénien avec Antigone de Sophocle, tragédie maintes fois revisitée et annoncée comme la superproduction locale de la rentrée. Première compagnie théâtrale réunionnaise à jouer au Plein Air, habituellement réservé aux concerts, l’équipée Kisa mi lé ouvrait courageusement hier le bal théâtral. Attendue au tournant, elle a offert un spectacle hétéroclite, que Bongou te décortique.