Manzi

UN TRAMWAY NOMMÉ DÉTRUIRE

UN TRAMWAY NOMMÉ DÉTRUIRE

Givran n’aime pas les femmes faciles. Après Liddell, le voilà de retour avec  « L’amour de Phèdre » de la dramaturge britannique Sarah Kane. Le résultat, c’est une standing ovation le 31 mars dernier au CDNOI, à croire que le théâtre « In yer face », littéralement « Dans ta gueule », n’a rien perdu de son pouvoir.  Et pour cause : le mouvement lancé par Kane dans les années 90 dénonce les violences du monde contemporain. Un thème que Givran sublime dans une mise en scène hypnotique. Oui, cette critique sera dithyrambique.

Typhus Bronx, l'hilarité contagieuse

Typhus Bronx, l'hilarité contagieuse

Vendredi 31 mars, Emmanuel Gil proposait son seul(s)-en-scène Trop près du mur au Séchoir et je m’y suis rendu pas forcément convaincu. En 2019, son spectacle Le délirium du papillon avait emballé ma comparse Zerbinette (à lire ICI) alors que mon ressenti était moins à la fête. Cette fois-ci, plus aucune hésitation, ce clown a sa place au Panthéon des bouffons.

ÇA BALANCE PAS MAL AU CDNOI

ÇA BALANCE PAS MAL AU CDNOI

Jeudi 16 février au CDNOI, Bongou a passé une formidable soirée. Pourtant, le spectacle a causé chimio, crise cardiaque et angoisses existentielles. « La fin du début », le seul en scène explosif de Solal Bouloudnine est un marathon à travers les années 90, conçu comme un spectacle de variétés. Le fil rouge ? La mort de Michel Berger. Bousculant la chronologie, le comédien nous embarque dans une course hallucinée entre sketches caustiques et poésie de l’absurde. À s’en décrocher le palpitant, évidemment.

MON SORCIER BIEN-AIMÉ ?

MON SORCIER BIEN-AIMÉ ?

Après la compagnie Les Cambrioleurs – Julie Bérès et son enthousiasmant Désobéir, une autre jeune compagnie, Munstrum Théâtre, vient présenter Les Possédés d’Illfurth sur les planches réunionnaises. Et fichtre comme c’est rafraîchissant ! Clairement plus que cette interjection. Ayant vu cette dernière pièce mardi au Centre Culturel Lucet Langenier, c’est moi qui me charge illico du chapô et je suis persuadé que Zerbi, présente à la représentation de vendredi au Téat Champ Fleuri, va se fendre d’un magistral coup de chapeau.

BEAUCOUP DE BRU(I)T POUR BEAUCOUP DE BIEN

BEAUCOUP DE BRU(I)T POUR BEAUCOUP DE BIEN

Une nouvelle fois, Le Séchoir emplit pertinemment sa mission de promotion du cirque contemporain en ayant programmé BRU(I)T de Pierre Cartonnet et Julien Lepreux. Pour les 300 personnes ayant assisté à ces représentations, je peux ressentir leur approbation. Et si j’essayais de faire regretter à mon allié Fanfoué d’être resté dans son canapé.

FAUT PAS POUSSER MANZI DANS LES (S)ORTIES

FAUT PAS POUSSER MANZI DANS LES (S)ORTIES

Tam Tam Festival, Électropicales, Souffle Océan Indien, Festival du Film de Femmes,… tous ces échéances festives pointent le bout de leur programmation mais, comme Manzi est aussi impatient qu’un parvenu riverain de la Saline les Bains à l’approche des Francos, il s’est inventé sa propre kermesse pluridisciplinaire. Bienvenue au Manzi Festival !

SAODAJ DE RAISON

SAODAJ DE RAISON

Samedi soir au K, c’était l’ouverture de saison du Séchoir et surtout l’occasion pour le groupe Saodaj de défendre son nouvel album, Laz. Comme je l’avais écrit, en juin, après leur showcase du Iomma, Saodaj c’est pas Zaz et leur mojo flirte désormais avec celui des Lo’Jo. Cette intuition demandait confirmation et ce concert fut une vraie révélation avec un public au diapason.